Pendant des heures, jusqu'au sommeil, je ne vais penser à rien, je ne sens même plus mon corps. Harassé, ni ma tête qui devrait me faire hurler. Le temps n'existe plus. Je regarde danser mon ombre orange sur le mur, ça pourrait être l'ombre de n'importe qui. Il fait partit de ses hommes foutus, accros aux paradis artificiels et au péché véniel, amoureux de toutes celles qu'ils n'ont pas encore eues, et qui finiront seuls.
Tout ce temps, tous ces visages, tous ces cris de jouissances, ces étreintes sans âme au petit matin, quand la nuit n'est plus, le jour n'est pas encore, ton orgasme prend fin, et tes yeux se dessillent, ta chambre n'est qu'un bordel, Baudelaire est mort, et dans tes bras, il n'y a qu'une putain...
